Démarche artistique
Corps, influences et métamorphoses
© Matthias Paillasson
Ces dernières années, dans le prolongement de son parcours personnel et professionnel, SO’GHAR interroge la manière dont les individus se construisent au contact des influences sociales et culturelles qui les traversent.
Le corps y occupe une place centrale. Fragmentées puis recomposées, ses figures ne représentent pas des identités figées, mais des êtres en mouvement, façonnés par leurs expériences et leurs héritages.
Sa peinture se construit par strates, à travers des rubans chromatiques et des matières vibrantes. Les couleurs se superposent, se heurtent ou se soutiennent. Elles stabilisent ou déséquilibrent les formes, révélant des états de tension, d’ajustement et de transformation.
Les fonds, tantôt apaisés, tantôt instables, évoquent les contextes invisibles dans lesquels les corps évoluent. Ils influencent, accompagnent et participent pleinement à l’équilibre des figures.
À travers cette peinture, SO’GHAR ne cherche pas à raconter des histoires individuelles, mais à rendre sensible un état : celui d’êtres en dialogue constant avec ce qui les construit et les transforme.
TERRITOIRES EN TRANSFORMATION
Dans la continuité de sa recherche, SO’GHAR développe un travail abstrait né d’une longue période de convalescence, vécue comme un accident fondateur.
Cette rupture ouvre un champ d’expérimentation où la matière, travaillée par superpositions et tensions, devient territoire en transformation.
Cette exploration irrigue ensuite ses œuvres figuratives, dont les fonds en prolongent les strates et les dynamiques.
Selon le contexte d’exposition, abstraction et figuration se déploient distinctement ou entrent en dialogue lorsque l’espace en révèle les échos.
Biographie
ORIGINES ET PARCOURS MÉtissÉs
SO’GHAR, née d’une contraction de Sonia GHARBI, est une artiste peintre française d’origine italo-tunisienne. Née en Libye, elle fait ses premiers pas en Tunisie avant de s’installer en France à l’âge de trois ans.
Marquée par le déplacement et la pluralité culturelle, elle développe très tôt un intérêt pour les questions d’identité et d’appartenance.
Après avoir choisie la voie du stylisme, elle réoriente ses études vers l’ingénierie sociale et culturelle. Son engagement de plus de trente années dans les politiques publiques de « réparation sociale » façonne durablement son regard artistique.
En 2003, elle intègre les cours du soir de l’École des Beaux-Arts de sa ville et réalise ses premiers tableaux contemporains.
Sans oublier ses compagnons de route…
L’ecole de la république lui a ouvert la voie
Matisse, Chagall, Miró, Picasso, Dali et tant d’autres…
l’ont fascinée, l’ont faite rêver, l’ont guidée…
Basquiat
l’a marquée, interpelée, touchée…



