Biographie
ORIGINES ET PARCOURS MÉtissÉs
© Matthias Paillasson
SO’GHAR, née d’une contraction de Sonia GHARBI est une artiste française d’origine italo-tunisienne. Née en Libye, elle fait ses premiers pas en Tunisie avant d’arriver en France à l’âge de trois ans.
Ce parcours marqué par le déplacement et la pluralité des appartenances culturelles nourrit très tôt une attention particulière aux mécanismes de construction des identités.
D’abord engagée dans la voie du stylisme, elle réoriente ses études dans le domaine de l’ingénierie sociale et culturelle, convaincue que l’humain doit rester au cœur de tout système. Cette formation, suivie de plus de trente années d’expérience professionnelle dans le champ des politiques publiques de « réparation sociale », façonne durablement son regard et son approche artistique.
En 2003, elle suit des cours du soir à l’école des beaux-arts de sa ville et réalise ses premiers tableaux contemporains. Depuis, la peinture devient pour elle un espace de recherche, de traduction et de mise en tension entre formes sensibles et réalités sociales.
Démarche artistique
entre figuration contemporaine et abstraction
© Matthias Paillasson
SO’GHAR explore, dans la figuration contemporaine, la manière dont les individus se construisent au contact des cadres sociaux et culturels qui les traversent.
Dans cette recherche figurative, le corps occupe une place centrale. Les figures, fragmentées puis recomposées, ne représentent pas des identités individuelles, mais des sujets traversés par des histoires intériorisées, en perpétuel mouvement.
À travers une peinture stratifiée, composée de rubans chromatiques et de matières vibrantes, émergent des figures humaines aux visages dépourvus de traits. Les bandes colorées structurent les silhouettes comme des strates de mémoire, révélant des couches d’expériences, de résistances et d’ajustements successifs.
La couleur agit comme une force active : elle soutient, déséquilibre ou recompose les formes, traduisant des états de passage, de négociation et de transformation.
Les fonds, tantôt calmes, tantôt instables, prolongent cette réflexion. Ils évoquent les contextes invisibles — sociaux, culturels, environnementaux et politiques — dans lesquels les corps évoluent, se maintiennent, se transforment ou vacillent. Loin d’être de simples arrière-plans, ils participent pleinement à la dynamique de l’œuvre et influencent l’équilibre des figures.
À travers cette peinture, SO’GHAR ne cherche pas à raconter des histoires individuelles, mais à rendre perceptible un état : celui d’êtres en perpétuelle négociation avec ce qui les façonne, les contraint et les transforme.
© Matthias Paillasson
Parallèlement, l’artiste développe une recherche abstraite née d’une longue convalescence l’empêchant de tenir un pinceau.
À travers la peinture fluide et les techniques mixtes, elle explore un espace de décentrement inspiré par la puissance et la magie des éléments naturels. Cette pratique ouvre un champ de liberté et d’évasion, aux résonances minérales, géologiques ou aquatiques.
Là où le travail figuratif interroge les corps en interaction avec les cadres sociaux et mémoriels, la recherche abstraite explore des états plus libres de transformation, inscrits dans le flux et la métamorphose de la matière elle-même.
L’artiste réserve ce travail abstrait à des contextes d’exposition spécifiques.
» Et parce que les rencontres & le partage sont essentiels dans sa vie, elle prendra beaucoup de plaisir à échanger avec vous, ici ou ailleurs… »
Sans oublier ses compagnons de route…
L’ecole de la république lui a ouvert la voie
Matisse, Chagall, Miró, Picasso, Dali et tant d’autres…
l’ont fascinée, l’ont faite rêver, l’ont guidée…
Basquiat
l’a marquée, interpelée, touchée…




